Les ruptures de médicaments essentiels, particulièrement ceux à bas prix (moins de 100 DH), touchent plus de 600 références, aggravées par les baisses de prix rendant la production non rentable. L’État et l’industrie prévoient une instance conjointe pour anticiper ces tensions, discutée fin décembre 2025. Les pharmaciens alertent sur un manque de visibilité et d’anticipation quotidienne pour les patients.

Aucune liste officielle exhaustive et publique n’est disponible via l’AMMPS (Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé), qui dément une pénurie généralisée mais reconnaît des tensions ciblées.
Catégories les plus affectées
Plus de 600 références sont signalées en rupture, principalement des médicaments bon marché (<100 DH), non rentables pour les industriels après les baisses de prix. Les classes touchées incluent :
- Antihypertenseurs (hypertension).
- Antidiabétiques (diabète).
- Antibiotiques.
- Anti-inflammatoires.
- Traitements pour maladies chroniques.
Exemples spécifiques récents
Ces pénuries s’expliquent par une demande accrue (AMO élargie), production locale limitée et prix trop bas ; des mesures comme stocks stratégiques et production magistrales sont en cours.
Traitements chroniques impactés
Voici la liste des traitements pour maladies chroniques les plus touchés par les pénuries au Maroc, d’après les alertes de la presse francophone et des associations (juin 2025-janvier 2026). L’AMMPS dément une pénurie massive mais admet des ruptures ciblées, souvent dues à des prix bas et une demande accrue via l’AMO.
| Maladie/Chronique | Traitements/Médicaments affectés | Notes |
|---|---|---|
| Diabète | Antidiabétiques (insulines incluses) | Fortement impactés, risque complications |
| Hypertension | Antihypertenseurs | Ruptures fréquentes, essentiels chroniques |
| Cardiovasculaires | Traitements antihypertenseurs et cardioprotecteurs | Parmi les plus consommés en tension |
| Neurologiques | Médicaments neurologiques (antidépresseurs, anxiolytiques comme Velaxor, Athymil) | Pénuries signalées en officine |
| Cancer | Chimiothérapies et traitements oncologiques | Baisse de prix récente, mais ruptures persistantes |
Ces pénuries poussent au recours à des préparations magistrales (ex. : propranolol) et à des alternatives génériques. Les patients chroniques risquent des complications. Mais qui doit assumer la responsabilité ?