La pharmacie d’officine ne va pas échapper à l’automatisation des processus et à la livraison à domicile. Son avenir passe par un rôle incluant davantage de soins, notamment dans les déserts médicaux.

La crise du Covid a fait basculer le pays en quelques semaines dans le règne (définitif) de la commande massive sur Internet et de la livraison à domicile.
Des sociétés ont même proposé un service de livraison des médicaments à domicile pendant le confinement en ignorant que c’était interdit par la loi.
Pharmacie du futur
Le groupe Amazon avait fait dès 2019 de la promotion au salon Pharmagora en France pour vanter son système de place de marché (« market place ») et de livraison. Le Maroc aussi était leur cible, seule la protection réglementaire a empêché l’installation du modèle économique. Aux Etats-Unis, Amazon a même racheté une licence pharmaceutique.
Un archaïsme persiste au Maroc : l’ordonnance en papier ! Mais elle doit disparaître dans les années à venir et être remplacé par la prescription connectée ou l’e-prescription . La dématérialisation de l’ordonnance par le médecin se fera à travers un logiciel, lequel évitera les erreurs de lecture et de posologie, vérifiera les interactions médicamenteuses et limitera les gaspillages.
Ainsi, dès le patient sorti du cabinet médical (voire de la téléconsultation), un robot dans un entrepôt pharmaceutique préparera un colis qui pourra être livré en express au domicile du patient en moins de 30 minutes. Ce n’est pas de la science-fiction, mais un processus actuel normal d’AlibaBuy ou d’Amazon.
Certains officinaux rétorqueront que le patient a besoin de conseils et d’explications, un besoin réel certes, mais minoritaire (et pouvant être réalisé à distance).